Téléinformatique
La téléinformatique soulève des problématiques issues de disciplines différentes et fait donc appel à un certain nombre de compétences aussi variées que la modélisation de données, la recherche opérationnelle, les méthodes formelles, et le génie logiciel. Cinq professeurs oeuvrent dans les divers volets de la téléinformatique (Nazim Agoulmine, Omar Cherkaoui, Brigitte Kerhervé, Odile Marcotte, et Abdel Obaid) :
- Gestion de réseaux : les réseaux téléinformatiques sont parmi les systèmes informatiques les plus complexes, de par leur taille, les fonctionnalités qu’ils doivent supporter, leur distribution géographique, et leur tolérance aux fautes. La gestion de tels réseaux reflète cette complexité, et les applications de gestion de réseaux sont elles-mêmes des applications complexes—à l’image d’un système d’exploitation. Nos chercheurs oeuvrent dans plusieurs domaines, dont, 1) les protocoles et outils de gestion de réseau (Omar Cherkaoui), 2) les serveurs de politique (Omar Cherkaoui), 3) les réseaux virtuels privés (VPN, Nazim Agoulmine), et 4) les applications surimposées aux réseaux IP (« internet »), dont les applications multimédia et téléphonie IP (Omar Cherkaoui).
- Systèmes multi-agents et réseaux actifs : La vision traditionnelle d’un réseau téléinformatique voit le rôle des nœuds du réseau comme des relais passifs dont le rôle se limite au routage et à la transmission. De nouvelles architectures de réseaux téléinformatiques sont entrain d’émerger où, 1) les nœuds du réseau jouent un rôle actif (réseaux actifs), faisant subir un traitement approprié sur les données transmises (Nazim Agoulmine), et 2) les systèmes multi-agents, où les données véhiculées sont elles-mêmes des programmes qui vont s’exécuter sur les nœuds des réseaux (Abdel Obaid), avec diverses applications, dont l’allocation dynamique de canaux dans un réseau cellulaire, etc.
- Qualité de service et programmation mathématique : les réseaux téléinformatiques supportent différents types d’applications, ayant chacune ses exigences de qualité en terme de débit, en terme de tolérance pour les délais de transmission, en terme de synchronisation, etc. Par exemple, une application de transfert de fichiers est beaucoup moins gourmande, sur tous les plans, qu’en application image-et-son, qui exige un débit de transfert élevé, une latence peu variable, et une synchronisation des trames sonores et visuelles. De plus, différents clients peuvent exiger (ou payer) pour différents niveaux de service. La représentation et le stockage des paramètres de qualité de service est un problème non-trivial (Brigitte Kerhervé), et la gestion efficace d’un réseau pour répondre aux exigences de qualité pose des problèmes d’optimisation complexes (, Odile Marcotte et Brigitte Kerhervé).